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11 novembre 2015

Dommage c'est comme ça le seconde article

  In France the size of the Jewish population passed from 200 000 in 1930 to 300 000 in 1939, it was multiplied by 1.5 in 9 years only, for a national population of 41 millions, meanings that Jewish accounted for 0,7% of the French population. Most new comers were Ashkenazi Jews, massively came to France from 1920 onward, as result of revived antisemitism in Central Europe and Eastern. But also as a result of the Communist Revolution of 1917 in Russia.

The number of Sephadic Jews – from the Mediterranean countries or result of Inquisition in Spain, also known in France as l'Alliance Israëlite Universelle, which was an international association, committed the promotion of the Jewish religion on the one hand, and also the promotion of French. It managed a number a French speaking schools, lots of them in Greece and Turkey. In the early 1920's Turkey still had 100 000 Jews after WWI, as against only 20 000 today.

 

So in Britain many Jews settled from 1933 onward, clearly after Adolf Hitler's election. Not only from Germany and Austria (around 40 000), and 40 0000 from Poland, Hungaria, Czechoslovakia or indeed Italy. It is estimated that the size of the Jewish population in Britain passed from 297 000 in 1926 to 370 000 in 1938. Two thirds of whom living in the greater London area.

In France, despite the major contribution to intellectual, economic, or political life – with Jewish as Marc Chagall, Henry Bergson, André Maurois, André Citroën, or even Léon Blum – French Jews were the targets of different forms of Antisemitism. On the one hand a traditional form, which is present among the Bourgeoisie which perceived Jews as outsiders (as with Roman Catholics), and also on the other hand a more conjectural form influenced by the context of the day, from among vast swathes of the working classes. The vast majority of Jews that settled in France were manual workers, small-shops keepers, craftsman. The settlement of Jews have brought wages down and led the deterioration of the working conditions. Paradoxically, there was also the belief that Jewish capitalists dominated workers and exploited proletarians. Such stereotypes were actually fueled by the French Press.

As a result of that volatile climate, antisemitic groups known as “les ligues” in French, emerged in some places in the 1930's. The most famous groups were “les croix de feu”, “les camelots du roi” a royalist group, “jeunesses patriotes”, “francisme” or even “l'Action Française”. All these groups advocated so called national preference policies in terms of employment, and indeed, the mandatory repatriation of migrants and especially of Jewish workers.

 dommage

In Britain, hostility to Jews was not new either, they had become emancipated in 1858 only versus 1791 in France due to the Revolution. Just naming other cases of emancipation : 1830 in Greece, 1834 in the Netherlands, 1835 in Sweden, 1839 in the Ottoman Empire, 1849 in Denmark, 1871 in Germany and 1917 in Russia.

In Britain, hostility to Jews was fueled by the republication of the book “The Protocol of the elders of Ziou” which was an antisemitic oaks, a fake, which described a Jewish plan for global domination. This was taken very seriously by upper middle class newspapers read by the elites. That book proved a great influence on British antisemitism and fascism in the 1930's. The most influential group of fascists in the UK was the BUF, “the British Union of Fascists” founded in 1932 by the first cousin of Queen Elizabeth and a one time member of the Conservative and Labour parties. Initially the main inspiration behind BUF had been Italian Fascism and Mussolini’s personality. But increasingly in the late 1930's they became virulently antisemitic, fans of Hitler. As a result, the BUF became in 1936 “The British Union of Fascists and National Socialists” and it changed again in 1937 as the “British Union”. Another group was the “Imperial Fascist League”. But those groups never succeeded in rallying many members. It claimed at most at 57 000 members, so a limited membership, the members were known as the Black Shirts. They never stood any general election.

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31 octobre 2015

Voici le premier message de mon blog

Séance n°06 – LA MANIFESTATION :
UNE PIECE ESSENTIELLE DU REPERTOIRE D'ACTION

 

 

    1. Définitions

 

Selon TILLY elle appartient au répertoire d'action politique qui vaut aux actions locales de le céder à des actions nationales et autonomes. Mais ce triomphe ne s'affirme qu'une fois la page tournée des révolutions. Alors que ces insurrections étaient dans l’immédiateté, elles impliquaient souvent la violence.

La manifestation cesse ensuite de venir de l'immédiateté et suppose l'existence d'organisations. Pour condenser l'information qui est donnée c'est cette idée de passage entre deux territoires. Entre des actions (émeutes, attroupements) qui sont immédiates et localisée sur le lieu de ce qui est le sentiment d'injustice : les émeutes frumentaires par exemple.

La transformation du répertoire qui devient nationale autonome c'est que l'on sort de ce rapport d'immédiateté : des organisations s'adressent au pouvoir central sur un temps structuré. On fixe une date, on construit des revendications, on construit un trajet de manifestations devant des lieux importants nationaux (préfectures, rectorat) pour éventuellement être reçus par des autorités politiques nationales. Ces transformations privilégient les lieux attirant l'attention.

 

La manifestation c'est essentiellement un phénomène urbain car lié à l'invention de la rue comme lieu politique. Cette configuration contemporaine des rues intervient au siècle dernier : au 19ème siècle elle devient un lieu d'affichage et de discussion politique. C'est dans ce lieu que les sans voix peuvent se faire entendre par le blocage et l'envahissement de ces lieux.

Dommage Kitchen : j'ai pas d'idée pour ce soir

Vos invités arrivent dans vingt minutes ? L'un d'entre eux est végétarien et l'autre allergique au fromage ? ...

http://dommagekitchen.over-blog.com


Ce rapport à la géographie, aux espaces (bloquer la rue) construit une géographie symbolique du pouvoir dans les villes.

 

La manifestation aujourd'hui c'est une pièce de contestation très usitée. On dénombre rès de 10 000 manifestation par an en France. C’est énorme, mais ça n'est pas aussi caricaturale au regard des autres pays comme on veut bien le faire croire. C'est dire la centralité de cette forme d'action collective.

 

Pierre FAVRE propose comme définition de la manifestation : « c'est un déplacement collectif organisé sur la voie publique aux fins de produire un effet politique par l'expression pacifique d'une opinion ou d'une revendication » Olivier FILLEULE lui définit « c'est une occupation momentanée par plusieurs personnes d'un lieu ouvert public ou privé qui comporte directement ou indirectement l'expression d'opinions politiques ». On voit déjà des nuances qui se forment sur ces deux définitions : notamment celle de FILLEULE qui est plus large. Pour aboutir à la stabilisation de cette définition il a fallu attendre un temps long historique.

 

    1. Un univers de contraintes marqué par une grande stabilité

 

    1. Retour historique

 

Pour TILLY la césure entre ces deux répertoires d'action se situe autour des années 1850. Comme toujours dans une approche conceptuelle, 1850 est plus juste en France qu'en Angleterre. C'est aussi parce que la matrice britannique de la manifestation est centrale. C'est d'abord outre manche que ce type de mobilisation se précise. D'ailleurs FILLEULE et FAVRE montrent que le premier mouvement français central appellent à un « meeting », ils reprennent le terme anglophone. Les manifestations sont comprises comme un cortège autonome. En 1849 en Angleterre c'est le début du refus du chartisme britannique, et on fait renaître déjà l'idée d'un printemps de révolution.

 

      1. L'inscription dans un répertoire ouvrier

 

Ce tournant de 1850 en France va connaître des nuances différentes (une fin de république, un retour d'empire) cela va donc être un peu plus laborieux. Dès le 19ème la manifestation s'inscrit dans un répertoire ouvrier, et va fréquemment de pair avec la grève. Elles sont aussi des mouvements parce que les ouvriers en grève sont expulsés de leurs lieux de travail : organisation de manifestation pour occuper l'espace public en réaction à cela. Ces cortèges doivent affirmer la solidarité ouvrière, rappeler la cohésion, la présence, la mobilisation.

 

Cet usage coïncide avec le retour de l'établissement de la barricade, c'est une grande tendance qui veut qu'à la fin du 19ème, il y a une disparition progression des barricades. En France Jules GUESDE va s'approprier ce retour à la manifestation pour mettre à distance les barricades et les mouvements plus violents (1880/1890) → évolution conjointe des pays européens. Le 1er mai 1890, c'est symbolisé par l'unification symbolique et la journée pour l'obtention de la journée de travail de 8 heures. Cet appel est relativement large : il y a un appel à la mobilisation qui va permettre une forme d'unification symbolique autour d'une pratique de manifestation. Londres est une véritable place forte pour apprendre ces nouvelles techniques de manifestation.

 

En France cette pratique manifestante vise à mettre en demeure le pouvoir politique, le pouvoir décisionnaire. On constitue un certain nombre de revendications et par la manifestation on demande au pouvoir de se positionner lors de ces grands rassemblements. De nombreuses gravures reportent cette manifestation : c'est la marche en avant du progrès.

Qui a dit que la Génération Y n'aimait pas la #cuisine ?

Alors que les thèmes autour de la "malbouffe" sont présentés aujourd'hui comme le mal du siècle des jeunes générations, Internet a montré qu'il était une opportunité incroyable pour redonner goût à la cuisine. Les jeunes sont loin d'avoir délaissé les fourneaux !

http://cuisine.journaldesfemmes.com


Aller vers un devenir meilleur, la conquête de droit sont des idées associées à la manifestation.

 

      1. Manifestation et suffrage universel

 

Cette idée du pouvoir ouvrier semble logique pourtant au départ la manifestation est utilisée pour l'accession du suffrage universel masculin. La manifestation va petit à petit toucher toutes les classes et tous les bords politiques. Cette idée qu'il y a un tournant progressif dans la pratique de manifestation est perceptible dans le fait qu'il faut attendre en France 1848 pour qu'une loi cesse d'associer la manifestation à des situations d'émeutes, c'est aussi une période de conquête du suffrage universel.

 

 

    1. Une forme relativement stabilisée

 

 

      1. les interdépendances complexes : quels publics ?

 

 

      1. La définition routinisée et partagée des situations

 

 

    1. Appropriations et usages multiples

 

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